AutoConnex Votre lien au marché secondaire de l’automobile

September 25, 2018 / Career Spotlight

Caroline Lacasse


Titre professionnel et employeur

Spécialiste formation et développement organisationnel pour l’industrie automobile, Upsylon

Que signifie votre titre professionnel?

Les propriétaires et gestionnaires d’entreprises ont recours à moi lorsqu’ils veulent déterminer ce dont leurs employés ou eux-mêmes auraient besoin pour continuer de bien faire leur travail ou s’améliorer. Suite à une analyse de la situation, je peux proposer de changer des procédures de travail, élaborer des outils pour les aider, recommander ou créer des formations.

Où êtes-vous né? Où avez-vous grandi?

Dans la région des Laurentides, Québec, Canada

Où habitez-vous aujourd’hui?

À Montréal, Québec, Canada

Où avez-vous complété votre formation ou vos études?

Doctorat en psychologie du travail et des organisations, Université de Montréal
Baccalauréat en psychologie (orientation honor), Université de Montréal
Certificat en pédagogie (formation professionnelle), Université de Sherbrooke
Diplôme d’Études Professionnelles en carrosserie, CEP St-Jérôme
Diplôme d’Études Professionnelles en électronique, Polyvalente des monts

Lorsque j’étais au secondaire, j’appréciais…

  • Musique
  • Cours de métiers
  • Sciences
  • Technologie

Lorsque j’étais au secondaire, je me serais décrit comme une personne qui…

  • Aidait les gens à se rapprocher
  • Aimait aider les autres
  • Organisait des activités pour ses amis
  • Aimait travailler avec ses mains
  • Souhaitait diriger
  • Aimait avoir la liberté d’explorer ses idées
  • Jouait à des jeux video
  • Était très creative
  • Ne voulait jamais être en classe
  • Ne s’inquiétait pas trop de ses notesAutre (veuillez préciser) : n’a jamais voulu faire comme les autres! Réussissait généralement bien sans trop d’efforts

Que faites-vous au travail?

Les entreprises qui me consultent souhaitent généralement savoir quoi faire pour s’assurer que les travailleurs (ou les patrons) restent compétents pour bien faire leur travail ou ils veulent diminuer le roulement de personnel, c’est-à-dire éviter que leurs employés quittent leurs emplois pour une raison ou une autre.

Pour débuter, je discute avec le client potentiel pour bien évaluer ses besoins ou les problèmes qu’il ou elle souhaite régler dans l’entreprise. Si je crois être en mesure d’aider, je rédige une offre de service, c’est-à-dire un « plan de match » qui décrit ce que je propose de faire et les coûts associés à mon intervention.

Une fois l’offre acceptée, le travail peut commencer! Pour débuter, je dois avoir un bon portrait de la situation en collectant des informations selon la technique la plus appropriée pour le contexte : entrevues, observations des gens effectuant leur travail, questionnaires, etc. Ces collectes de données peuvent s’effectuer avec les patrons, les employés, et parfois même, leurs clientèles.

Suite à l’analyse des données recueillies, je peux proposer différentes choses : des stratégies pour mieux communiquer, des changements dans les procédures de travail, etc. Je peux aussi proposer ou élaborer des formations pour développer les connaissances et compétences des travailleurs et gestionnaires. Autrement dit, je propose des solutions pour que chacun soit au bon poste et fasse la bonne chose au bon moment avec les meilleurs outils ou meilleures techniques possibles.

Pour arriver à des résultats positifs, il faut que mes clients s’impliquent, mais aussi que je sois en mesure de faire une bonne résolution de problème et de faire preuve de pensée critique. Je dois combiner mon expérience et mes connaissances dans le secteur automobile, mais aussi mes connaissances en science du comportement au travail (psychologie du travail) et en pédagogie (formation). Certaines données recueillies nécessitent aussi que j’effectue des analyses statistiques pour bien comprendre la situation ou faire des liens entre différentes informations.

Comment votre travail influence-t-il la vie des autres?

Parfois, lorsque nous sommes trop près des arbres, nous ne pouvons pas voir la forêt! Mon travail permet souvent d’apporter un autre point de vue ou de faire ressortir des aspects d’une situation pouvant être problématique qui n’avaient pas encore été remarqués et surtout, de proposer des solutions! De petits changements font souvent une grosse différence dans le travail des gens lorsque ceux-ci sont appropriés.

Qu’est-ce qui vous motive dans votre carrière?

La possibilité de faire une différence dans le secteur en combinant mes connaissances et expériences en automobile, formation et psychologie du travail! Je crois que lorsqu’on « met le pied » dans le secteur automobile, on ne veut plus en sortir, car c’est un domaine fascinant. Le secteur automobile est en constants changements. Il y a toujours plus de technologies dans les véhicules et les techniques de réparation changent aussi rapidement. Par conséquent, les connaissances, compétences et approches requises pour bien performer dans son travail, que ce soit à titre de gestionnaire d’une entreprise ou travailleurs (technicien en carrosserie, en mécanique, etc.), doivent aussi suivre ce rythme. J’aime que mon travail offre la possibilité d’ajouter des conditions gagnantes pour permettre aux gens à se dépasser, de se développer pour être plus heureux et efficace dans leur environnement de travail.

Comment êtes-vous arrivé à votre situation actuelle?

J’ai toujours eu un grand intérêt pour le secteur automobile. Lorsque j’étais au secondaire, je voulais devenir spécialiste en électronique automobile, mais on m’avait dit que ce métier n’existait pas! Je me suis donc tourné vers l’électronique domestique (télé, caméra, etc.), mais je suis vite arrivé à la conclusion que je n’aimais pas ça… probablement parce que ça ne parlait pas assez d’automobile! J’ai donc décidé d’aller étudier la carrosserie. J’ai travaillé quelques années comme carrossière-peintre. Étant donné mes notions en électronique et en carrosserie, j’ai eu l’opportunité d’enseigner au DEP en carrosserie puisque certains modules nécessitaient des connaissances en électricité. En même temps, j’ai débuté mes études universitaires à temps partiel en enseignement. J’ai alors découvert que, bien que j’aimais les tâches manuelles, j’étais aussi une intellectuelle! Mon besoin de comprendre les processus, qu’ils soient techniques ou psychologiques, a toujours été présent chez moi. Après quelques années d’enseignement, j’ai senti le besoin de poursuivre mes études pour acquérir de nouvelles connaissances et compétences qui me permettraient d’aider le secteur automobile sous un autre angle. Je suis donc maintenant une psychologue du travail et des organisations, spécialisée en formation et développement organisationnel.

Quelles activités aimez-vous pratiquer lorsque vous n’êtes pas au travail?

J’aime maintenant lire (ce qui n’était pas le cas avant!) et voyager.

Quels conseils donneriez-vous à un jeune qui aimerait poursuivre une carrière similaire à la vôtre?

Plusieurs postes que nous retrouvons maintenant sur le marché du travail n’existaient pas il n’y a pas si longtemps. Ne vous découragez pas si on vous dit « ce type de travail n’existe pas! ». Vous allez peut-être être celui ou celle qui créera un nouveau métier!

Aussi, ne pas se limiter aux « tâches manuelles vs intellectuelles ». Avoir un intérêt pour ces 2 « catégories » ne peut qu’être un avantage pour vous, vous rendre plus polyvalent, créatif et vous permettre d’avoir plus de variété dans votre travail.

 

Parlons sciences est fier de s’associer à l’Association des industries de l’automobile du Canada afin de contribuer à mieux faire connaître les nombreuses carrières intéressantes liées aux STIM que comporte l’industrie du marché secondaire de l’automobile. Parlons sciences est un organisme de bienfaisance national œuvrant en éducation et en sensibilisation et se consacrant à susciter l’intérêt des jeunes envers les sciences, la technologie, l’ingénierie et les mathématiques (STIM) afin de soutenir le développement de la jeunesse.