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May 10, 2019 / Career Spotlight

Richard « Kelly » Roberts


Titre professionnel et employeur

Directeur de l’atelier de carrosserie, Fix Auto North Bay, Ontario

Que signifie votre titre professionnel?

En tant que directeur, je suis responsable de veiller au fonctionnement efficace de notre atelier de réparation de carrosserie.

Où êtes-vous né? Où avez-vous grandi?

Je suis né à Toronto et j’ai grandi à Hamilton, Streetsville, puis j’ai déménagé dans le Nord de l’Ontario lorsque j’étais préadolescent.

Où habitez-vous aujourd’hui?

À Restoule, juste à l’extérieur de North Bay, en Ontario.

Où avez-vous complété votre formation ou vos études?

Je n’ai pas suivi un programme d’éducation formel. J’ai appris et développé mes compétences en travaillant avec d’autres gens de métier dans les différents ateliers où j’ai travaillé. Le fait de travailler avec d’autres m’a donné une formation pratique dans ces ateliers. J’ai continué de développer mes compétences au fil des ans et j’ai finalement passé les différents examens de certification en vue d’obtenir une certification officielle. Aujourd’hui, je suis un réparateur de carrosseries certifié Sceau rouge et je détiens plusieurs certificats spécialisés en soudage.

Lorsque j’étais au secondaire, j’appréciais…

  • Arts visuels
  • Informatique
  • Histoire
  • Arts industriels / Programmes en atelier
  • Éducation physique / Santé
  • Sciences
  • Technologie

Lorsque j’étais au secondaire, je me serais décrit comme une personne qui…

  • Appréciait travailler seul
  • Aimait aider les autres
  • Aimait travailler avec ses mains
  • Aimait recevoir des instructions précises
  • Aimait avoir la liberté d’explorer ses idées
  • Aimait la lecture
  • Était très créatif
  • Apprenait en expérimentant
  • A toujours su ce qu’il voulait faire plus tard
  • Aimait démonter les objets pour comprendre leur fonctionnement.
  • Aimait concevoir ou fabriquer des objets.

Que faites-vous au travail?

En tant que directeur d’atelier, je participe de près au développement commercial de l’entreprise. Cela veut dire que je m’assure toujours que nous rendons d’excellents services et que les gens qui ont besoin de réparer leur véhicule pensent d’abord à nous. Je réfléchis constamment aux façons dont nous pouvons rendre nos activités plus efficientes et productives. Je participe chaque jour à établir les horaires de travail de réparation des véhicules dans l’atelier, en veillant à l’efficience de notre travail. Je suis également un réparateur de carrosseries en exercice et je travaille avec les apprentis pour les aider à améliorer leurs compétences et leurs connaissances.

Notre atelier de réparation travaille en équipe. J’ai pour philosophie qu’« une équipe gagnante est une équipe qui travaille bien ensemble ». En tant qu’équipe, nous planifions davantage les succès, plutôt que de jouer pour gagner. Cela signifie que nous collaborons pour comprendre ce que nous devons faire pour effectuer correctement les réparations pour nos clients. Certains membres de l’équipe ont des rôles précis. Par exemple, les réparateurs de carrosseries sont principalement responsables de réparer les véhicules endommagés et les préposés au comptoir sont principalement responsables des interactions et des communications avec les clients. Parallèlement, les techniciens pourraient devoir parler avec un client pour expliquer ce qui doit être fait pour effectuer la réparation et la réceptionniste peut parler en termes généraux des types de réparation qui seront effectués. Nous nous entraidons pour que l’environnement de l’atelier et notre travail soient le mieux possible.

En réparation de carrosserie, des compétences en sciences, technologie, ingénierie et mathématiques (STIM) sont constamment utilisées. Les soudeurs doivent comprendre la chimie des métaux et les différents matériaux composites qui sont utilisés pour construire des véhicules. Jetez un coup d’œil à votre tableau périodique : vous constaterez que les propriétés chimiques du fer et de l’aluminium sont différentes. Les soudeurs doivent connaître ces propriétés pour être en mesure de réaliser une soudure parfaite.

La technologie utilisée dans un atelier carrossier a changé considérablement et très récemment. Nous utilisons maintenant beaucoup plus d’ordinateurs et d’appareils diagnostiques. Et des nouveautés arrivent tous les jours sur le marché, alors nous apprenons constamment. Chaque fois qu’un constructeur automobile change les pièces de structure de leurs véhicules, cela signifie que nous devrons apprendre de nouvelles choses pour effectuer des réparations. La physique et les mathématiques jouent un important rôle en construction et en réparation de véhicules. La structure du véhicule, son cadre, ses dispositifs de sécurité et ainsi de suite comportent tous des tolérances serrées et des normes rigoureuses. Lorsque nous effectuons des réparations, nous devons comprendre ces normes et les respecter.

Savoir résoudre des problèmes constitue un important élément du processus de réparation. Aucun véhicule endommagé n’est exactement comme les autres. Nous devons donc analyser les dommages. Il y a des dommages évidents que l’on peut voir, mais il y a aussi des dommages secondaires que l’on ne peut pas voir. Nous nous servons donc de nos connaissances du montage des véhicules pour établir jusqu’où vont les dommages. Puis, nous préparons un plan de réparation.

Comment votre travail influence-t-il la vie des autres?

Le transport et les véhicules sont très importants pour notre société et notre culture. Lorsque nous sommes jeunes, nous avons tous hâte de conduire un véhicule. C’est un signe de maturité, de liberté et de contrôle. Et cela se poursuit dans une certaine mesure toute notre vie. Les collisions nous enlèvent cela. Les gens deviennent très émotifs après l’événement soudain et traumatisant qu’est une collision. En réparation de carrosserie, nous devons faire preuve d’empathie face aux besoins des gens qui se trouvent dans cette situation. Nous jouons alors un rôle très important dans leur vie et nous continuons d’être impliqués après les réparations, tant que le véhicule circule encore. Nous sommes responsables de l’entretien et des réparations que nous effectuons. Les gens se fient à nous pour faire les réparations requises pour qu’ils reprennent la route dans un véhicule sécuritaire.

Qu’est-ce qui vous motive dans votre carrière?

J’aime avoir la possibilité de continuer d’améliorer le travail que fait notre équipe. Je cherche constamment de nouvelles façons de faire les choses encore mieux. C’est un processus sans fin.

Mais ce que j’aime le plus, c’est restaurer les choses comme elles devraient l’être et savoir que le client sera heureux du travail que nous avons effectué. J’aime parler avec les clients, qui peuvent poser des questions sur la méthode ou les normes de réparation, et expliquer ce que nous avons fait et pourquoi.

Comment êtes-vous arrivé à votre situation actuelle?

J’ai grandi dans un milieu de réparation automobile. Je pense que j’ai toujours pensé que je travaillerais dans ce domaine. Lorsque j’étais jeune, j’ai toujours aimé travailler de mes mains, démonter les choses, comprendre comment elles fonctionnaient, bâtir des choses. Mon père travaillait dans le secteur et me l’a fait connaître. Il montait des modèles réduits de voitures, de camions et d’avions et, dès ma tendre enfance, je l’aidais. Et je me suis amélioré en maniement des outils nécessaires pour ce faire à un jeune âge.

Mon père m’emmenait à l’atelier avec lui et je l’aidais en balayant le plancher. Il y avait toujours un travail « super important » qu’il avait besoin que je fasse et j’adorais l’aider. Lorsque j’étais un peu plus vieux, il me faisait faire des tâches réellement plus importantes, des tâches qui comportaient des responsabilités. Il me faisait confiance, ce qui me remplissait de fierté… Je faisais vraiment partie de quelque chose qui était plus important que moi. Je lui dois d’avoir engendré mon intérêt pour ce secteur professionnel.

Je n’étais pas un « élève modèle » à l’école, loin de là! Ce n’est pas que je ne voulais pas apprendre. Je crois aujourd’hui que je me sentais déconnecté du processus. Il n’y avait pas d’aspect pratique pour moi. Je réussissais bien les tâches de nature plus pratique ou lorsque j’étais chargé d’une mission à accomplir. À l’école intermédiaire, j’ai pu suivre des cours en « atelier ». Cela m’a confirmé que c’était le type de travail que je voulais faire.

Comme je l’ai mentionné, je n’ai pas suivi un processus éducatif formel. J’ai travaillé et appris auprès d’autres gens de métier. L’un d’eux était mon père et je ne voulais absolument pas manquer ses leçons. Je suppose qu’il s’agissait d’un programme d’apprentissage non officiel. Lorsque mes compétences arrivaient au niveau requis, je subissais l’examen pour être certifié. Lorsqu’on occupe un emploi qui se répercute sur la sécurité des personnes, il faut être certifié.

J’ai travaillé un certain temps dans le secteur de l’aviation ainsi que dans un atelier Harley-Davidson, où j’ai fait du travail personnalisé. Tout ça fait partie du secteur de la réparation. Dans tous les emplois que j’ai occupés, j’ai continué d’apprendre de nouvelles choses au sujet de l’industrie et de son fonctionnement. J’adore assumer ce rôle – et jouer un rôle de mentorat en tant que directeur. J’ai la chance d’apporter des changements positifs à la façon dont nous travaillons. J’ai aussi la chance de travailler avec de jeunes apprentis, de partager mes connaissances et de les aider à réussir. Je ne peux imaginer faire autre chose!

Quelles activités aimez-vous pratiquer lorsque vous n’êtes pas au travail?

J’adore chercher, trouver et restaurer des objets historiques perdus et oubliés – des meubles, de l’équipement, des véhicules… tout ce que je peux découvrir de vieux. J’aime beaucoup travailler le bois, construire des choses de mes mains, façonner et construire des modèles réduits. Je me passionne pour les projets de restauration. J’aime insuffler une nouvelle vie dans des choses abandonnées.

Quels conseils donneriez-vous à un jeune qui aimerait poursuivre une carrière similaire à la vôtre?

N’aies pas peur d’essayer. La peur de l’échec et le travail intense ne devraient pas t’empêcher d’essayer. Le secteur de la réparation était beaucoup plus difficile dans le passé. Il est beaucoup plus facile de réparer des voitures aujourd’hui. C’est un excellent endroit où travailler, avec beaucoup de défis et de possibilités d’avancement.

 

Parlons sciences est fier de s’associer à l’Association des industries de l’automobile du Canada afin de contribuer à mieux faire connaître les nombreuses carrières intéressantes liées aux STIM que comporte l’industrie du marché secondaire de l’automobile. Parlons sciences est un organisme de bienfaisance national œuvrant en éducation et en sensibilisation et se consacrant à susciter l’intérêt des jeunes envers les sciences, la technologie, l’ingénierie et les mathématiques (STIM) afin de soutenir le développement de la jeunesse.